Davos Festival

« Das Klaviertrio Sōra spielt Dieter Ammanns zutiefst physisches Werk „Après le silence“ zum Auftakt des Davos Festivals mit dem diesjährigen Thema „Einschnitt“. Es klingt als würde ein Team aus drei Chirurginnen dem Patient-en eine hässliche Geschwulst aus dem Innersten schneiden. Mechanisch stemmen Violine, Violoncello und Klavier

Klangschichten weg, dann operieren sie gemeinsam. Mal setzt das Klavier den Ton an wie ein Skalpell, dann zieht die Geige einen feinen Schnitt, später das Cello, bis das Publikum quasi mit offenem Herzen dasitzt und kaum zu atmen wagt. Die drei Französinnen zeigen höchste Musikalität und Unerschrockenheit im Umgang mit einem Musik-stück, das der Komponist selbst als einen „Befreiungsschlag“ nach einer 15-monatigen inneren Tonlosigkeit beschreibt, in der er keine Musik mehr komponieren konnte.» Deutschlandfunk - Julia Kaiser


Shaldon Festival

« For the second concert of the 2019 season, we welcomed the outstanding Trio Sõra. The trio derives its name from the native American word Sõra, a bird singing while spreading its wings. A most appropriate name, it must be said, for whilst singing and spreading its wings, a bird must fly and soar to the greatest heights, and that is exactly what we were treated to on Friday. Freshly arrived from Aix-en-Provence, they began with Haydn’s Gypsy trio. In the first movement of this, Clémence de Forceville’s fabulous violin playing enchanted us in the fourth variation. The finale of this piece calls for much spirited playing from all and we were not disappointed, the whole movement being played very briskly and airily.

Ravel’s trio is in a completely contrasting genre, requiring very different techniques. It is a masterful work and Trio Sõra did it every justice. Here we must commend the pianistic virtuosity of Pauline Chenais in this hugely difficult piano part, which she carried off flawlessly and with great gusto. The piece ends in a brilliant coda, taxing the virtuosic skills of the players to the utmost and, once again, we were left breathless at the end.

Beethoven’s Archduke trio is a classic of the repertoire and Trio Sõra showed us that they had the measure of this masterpiece. Of particular note was the introduction to the scherzo second movement, on Angèle Legasa’s cello, the waltz-like theme being combined with the fugal structure, requiring great coordination between the players, something at which they are particularly adept: the occasional glance towards the others, the slight inclination of the head, the almost instinctive, and exactly appropriate, changes in tempo.

This is a highly accomplished, gifted ensemble and it is no surprise that they have received so many accolades, in particular, the Parkhouse Award (2017) and the Special Prize of the Verbier Festival Academy (2018). These players really give a fantastic performance and we are sure that they have a terrific future ahead of them.

Our justifiably enthusiastic applause at the end was rewarded with an encore: Give Me Phoenix Wings to Fly by the contemporary Canadian composer, Kelly-Marie Murphy. This demanding, angular composition was given first-class treatment by the trio. The whole evening was a truly special occasion, a performance in every sense of the word. » Shaldon Festival – Chris Morris


Opéra de Toulon

« Du grand art. »

 

« Pour son dernier concert festivalier, Présences féminines a fait appel au talent du jeune Trio Sōra […]. Pour leur première toulonnaise dans l’écrin feutré du Foyer Campra de l’Opéra de Toulon, elles ont littéralement conquis l’auditoire par leur prestation de haute volée, manifestée par une envie évidente de sublimer la musique.

En début de concert, elles interprétaient avec gourmandise le Trio en sol mineur, op.17 de Clara Schumann où se cotoyaient des moments de pure virtuosité, de lyrisme et de poésie intense dans un subtil équilibre des rôles au sein de la formation. Les quatre mouvements joués avec une énergie débordante s’achevaient sur des envolées frénétiques où le clavier, instrument de prédilection de la compositrice, tenait un rôle éloquent.

Vint ensuite la création mondiale de Fragments d’un discours de Michèle Reverdy, oeuvre voulue comme une filiation en hommage à Clara Schumann.

Cette co-commande du Festival et de ProQuartet, d’abord présentée par son auteure pour y livrer des clés d’écoute salutaires, fut interprétée avec une force et un enthousiasme confondants. En émergeaient différentes parties aux caractères emblématiques, allant d’un lyrisme presque néo-romantique à la pure rythmicité en passant par des passages plus ciselés dans un jeu d’accentuation, construisant un récit instrumental cohérent où le dialogue entre les trois protagonistes était exploré dans une multiplicité de combinaisons avec une ferveur communicative : un futur classique, espérons-le.

Pour terminer le programme, une autre compositrice, « soeur de » cette fois, était mise à l’honneur. Dans son Trio en ré mineur, op.11, Fanny Mendelssohn faisait également siens les canons esthétiques du romantisme : brillante pianiste, elle offrait une place de choix au clavier dans une virtuosité débridée en alternance avec des moments plus lyriques réservés aux archets. Du grand art, ponctué en bis par le troisième mouvement de Give Me Phoenix Wings To Fly. Dans cette œuvre, la canadienne Kelly-Marie Murphy utilise un langage aux accents rock fait de riffs furieux, de pizzicati, de glissandi et de pizz bartòk le tout martelé avec une frénésie entêtante comme si on entendait un Vol du Bourdon sous LSD : une composition envoûtante qui achevait une soirée musicalement mémorable et surtout 100% féminine. Chapeau ! » Journal Zibeline – Emilien Moreau


Concerts In The West

« Une puissance collective et une énergie contagieuse »

 

« Trio Sōra was the memorable opening tour of the 14th season for Concerts in the West, [...] who presented a programme of compositions by Beethoven (Piano Trio Opus 1, No. 1), Clara Schumann (Piano Trio in G minor) and Brahms (Piano Trio in B major).

Playing to capacity audiences, Trio Sōra performed with a collective power and commitment that was infectious and much appreciated by its audiences. To be successful with the Brahms Trio, there can be no holding back in terms of engagement within its various moods and emotions. The challenge is to find the right balance between the restrained and the over indulgent. For example, the very playful Scherzo can become the victim of a tempo verging on freneticism and a first movement (Allegro con brio) subject to too much misjudged rubato. Trio Sōra avoided these traps and the Adagio had a well-judged calmness and serenity.

[...] Clara was a brilliant pianist and an accomplished composer. Her Piano Trio has stood the musical test of time and remains a work much enjoyed by both performers and listeners. There are moments of pure tenderness, such as the Andante movement, while dash and verve drawn along by song-like melody are the hallmarks of the first movement. Trio Sōra engaged with these features with shared understanding and unanimity.

Like Brahms and Schumann, Beethoven was in his early years known for his virtuoso piano playing. Hence, the first movement of his E flat Trio Op. 1 asks the violin and cello to take on a subordinate brief while the piano is given the technical limelight.

[...] During the course of the three works and the four concerts, the strengths of Trio Sōra became clear. [...] In addition, their presentation was courteous, charming and professional. » Bridport News - Andrew Maddocks


Auditorium du Louvre

« À ce degré d’art on ne peut que s’incliner très bas. »

 

« […] Dès les premières mesures du Trio en mi majeur de Haydn, tout s’impose d’évidence tant les Sōra montrent une affinité manifeste pour le style de cette musique, jouant notamment sur l’alternance de tendres volutes, de lames de rasoir senza vibrato. Ce qu’il peut y avoir d’insouciance dans cette musique, les trois musiciennes s’en emparent avec un formidable esprit de décision, une indéfectible vigueur. Dans l’« Allegro moderato », la conduite des phrasés fait grand cas des dynamiques, contournées, dont on saluera non seulement l’ambitus mais aussi la souplesse élastique.

[…] Les trois musiciennes montrent du Trio op. 8 de Chostakovitch un visage plus âpre et avant-gardiste que celui qu’on lui prête généralement. L’énergie irrésistible que chacune déploie à son instrument rend inoubliable leur complicité dans les passages les plus poignants. […] Pas de sentiments de pacotille ici, la pianiste impose un modernisme franc à la moindre de ses atmosphères. Et tant pis s’il faut pour cela frôler parfois le contre-intuitif, la musique n’en apparaît que plus éclatante. On sent à les entendre que les indications de la partition sont sollicitées à l’extrême, tant dans la ponctuation rythmique obsessionnelle des passages les plus vifs que la lenteur assumée de certaines sections. Ce bousculement des préséances, pourquoi s’interdirait-on de l’opérer sur les œuvres du jeune Chostakovitch ? D’autant qu’on en tire mieux encore que la surprise : le frisson, le choc physique.

Retour à Haydn, avec le Trio en ut majeur. Là encore, comme dans le Trio en mi majeur, la musique semble libérée de toute inertie : tout se soulève, frémit avant de s’effacer brusquement. Ce que les trois musiciennes montrent au plus haut point dans cette œuvre, leur assurant un contact privilégié avec le public, c’est ce don du parlando, cette façon si prégnante de prendre la parole, comme pour convaincre lors d’un débat, assurant à l’œuvre jouée un naturel, une spontanéité et une lisibilité exceptionnels (notamment dans le « Presto » final). À ce degré d’art on ne peut que s’incliner très bas. Contrairement à tant de jeunes ensembles qui ont le vent en poupe, ce n’est jamais la virtuosité qui impressionne d’abord chez les Sōra – bien qu’elle puisse être éblouissante – mais la cohésion siamoise, l’intelligence des choix musicaux, le niveau de réalisation, invariablement fascinants ! » Backtrack – Julien Hanck


Concert Classic

« L’esprit chambriste aura également triomphé grâce au jeune Trio Sōra, un trio avec piano, dont l’interprétation du Trio n° 2 op. 66 de Mendelssohn,fabuleuse d’intensité, d’élan et de plénitude, a légitimement recueilli les suffrages de l’auditoire.
[...] Enfin, on ne peut que mettre un accent particulier, au sein du Trio Sōra, sur Pauline Chenais, dont les grandes qualités ne s’exprimaient toutefois que dans l’intérêt de la musique et du dialogue avec ses partenaires. » Concert Classic - Alain Cochard


Télérama

« Merveilleusement douées, ces trois jeunes femmes ébouissent le répertoire. » Télérama - Judith Chaine